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Destins croisés

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Par Alexandre vuillerme
École supérieure d’art et de design de Reims (Reims)
Le 10.09.2017

Ce projet, cette histoire, découle directement de mon mémoire traitant de l’Uchronie, un genre littéraire de fiction ayant comme caractéristique principale de refaire l’histoire (pouvant être simplifié par la formule « Et si… »). Questionnant ainsi notre passé futur. Empruntant des éléments inscrits dans la conscience collective l’uchroniste nous amène à envisager, définir et découvrir un nouveau champ des possibles. Le connu agissant comme un rappel, un repère servant de ressort narratif au récit. Il met en mouvement des éléments figés nous forçant à constater que le connu est la meilleure porte d’entrée vers l’inconnu ou la redécouverte de celui-ci.

La fiction ayant été un des moyens d’interpeller les différents présents pouvant s’offrir à nous « Destins Croisés » se place comme un questionnement sur le pilier de chaque créatifs: La référence. Cette matière inerte présente autour de nous ayant marqué l’histoire pour nous marquer nous-même par la suite.

Dans cette relation de cause à effet, ma démarche prends l’apparence d’un système proche de celui d’un site de rencontre pour objets. Les qualités et les défauts des deux objets agissant comme des répulsifs ou des aimants. Ils s’attirent, se rejettent pour enfin se compléter.

J’ai donc choisi d’altérer l’arbre généalogique de l’histoire du design, son ADN, en créant une rencontre entre deux objets: l’un anonyme et l’autre iconique. Ici le mètre pliant en bois séduit la chaise Zig-Zag de Gerrit Rietveld, les Capulet et les Montaigu ne sont pas très loin.

« Nina » est le fruit de cette multiplicité des possibles. Solide, très résistante et manipulable « Nina » est un clin d’oeil, un sample, le résultat d’une expérience lui permettant de devenir une nouvelle forme à part entière. Une hybridation.

La simple manipulation des différents axes permet d’aborder plusieurs typologies d’objets. La forme de base se métamorphose au gré des actions pour devenir objet central, secondaire, d’appoint ou encore espace. Une adaptabilité qui s’avère nécéssaire dans les villes où l’optimisation de l’espace de vie et des fonctionnalités de chaque objets est devenu un enjeu primordial.

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